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Edito

Retard. Voici le mot-clef de DeAmBuLuM. Ben ouais quoi. Un édito publié avec 5 jours de décalage, une Image Mystère et un Jeu du Lundi à la bourre, sans compter les dizaines d’articles promis par Aristote et moi-même… Bref, vous l’aurez compris, la ponctualité, même si elle reste importante à nos yeux, n’est pas vraiment notre fort. D’un autre côté, quand on parvient à publier un truc dans les délais, on en jubile tellement que ça écarte tout risque de routine. Rajoutons à cela qu’on n’a rien de professionnels, qu'on reste des amateurs qui aiment à partager leurs passions avec le monde, rien de plus. On n’a pas d’impératif, pas d’obligation réelle ou autre qui, à terme, rendraient rébarbatif notre travail dans le coin. Si on écrit, c’est parce qu’on aime ça, et que ça nous fait plaisir. Tout ce que l’on espère maintenant, c’est que vous prendrez (ou prenez déjà) autant de bon temps à nous parcourir que l’on en prend à composer. Mais pour le moment, la seule question qui me taraude est : Bon sang, y’a des gens pour lire ces conneries ?!

Pique ton coeur

Si vous devez visionner une seule animation dans votre vie, alors manque de chance car je vais en poster plusieurs au cours de l'été. Ce sont des vidéos que j'ai mis de côté en me disant que ça serait bien d'en parler sur Deambulum.

En voici une première. La vidéo débute sur une carte à jouer de laquelle prend forme un monde vivant, puis un conte de fée, par une sorte de tour de magie. J'aime assez le côté imaginatif qui se développe à partir de rien, ce pour quoi est fait cette animation puisqu'elle met en avant les côtés créatifs d'Adobe Creative Suit. L'animation est en elle même très bien réussie, avec une musique envoûtante, des sons et des couleurs bien choisis pour suggérer une ambiance voulue, et un bon travelling de la caméra.

Mais le caractère peut être le plus intéressant de cette vidéo c'est sa lecture originale. D'une part il est possible de la lire dans un sens puis dans un autre. D'autre part, la vidéo ne se fige pas en attendant la suite du téléchargement - d'ailleurs c'est vous qui avancez ou reculez le curseur de lecture - , car des animations, par exemple des oiseaux volant dans le ciel, continuent à mettre en mouvement l'animation. C'est très bien pensé et c'est à voir ici.

Balls of steel

J’adorais ces moments dans « Premiers Baisers », où la bande de jeunes copains cools se retrouvait au bistrot pour boire des diabolos menthes et discuter de leurs histoires de cu… de leurs aventures amoureuses. Surtout l’épisode où des voyous (en blouson noir cela va de soi) défient les mecs de la série dans un duel à mort au… FLIPPER ! Bah ouais, on se serait trouvé aux Etats-Unis, ils auraient probablement réglé leur différent dans une course en Cadillac dans les rues de la ville à la tombée de la nuit, sur fond de Rock’n Roll. Manque de bol, on était en France, et on manquait d’argent. Résultat: les grosses voitures américaines (les autres aussi d’ailleurs) étaient trop chères, remplacées par un jeu dans un bar, avec de mauvais acteurs et une musique de synthétiseur (la fameuse « AB Prod’s Touch ! »). Une expérience sans équivalence. Depuis, j’ai toujours rêvé de devenir un délinquant célèbre, défendant son honneur à travers le pays grâce à sa maîtrise des bumpers et autres kickers. Pas de chance, un flipper, ça prend de la place et ça coûte cher. Deux points incompatibles d’abord avec mes parents, et maintenant avec ma femme. Sauf qu’il existe un palliatif, gratuit et parfait, pour s’entraîner sur ces engins : Future Pinball.

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Future Pinball n’est pas un jeu à proprement parler. A l’origine, il s’agit d’un programme gratuit permettant de créer ses propres engins, et de les doter d’un comportement réaliste, grâce à un vrai moteur physique gérant les déplacements de la boule, mais aussi son contact avec les différentes matières (bois, plastique, acier etc.) ou composants (bumpers, spinners, slingshots etc.). Autant dire que le résultat est bluffant une fois que l’on teste ses premières tables.

Le truc reste quand même assez complexe au premier coup d’oeil. N'empêche qu'avec un peu de pratique, il est possible de faire des choses très poussées, dignes des créations les plus folles. Vous allez m’dire que vous en vous en foutez, vous, de réaliser vos propres tableaux. Ce que vous voulez, c’est vous amuser tout de suite, immédiatement, avec des flippers géniaux et déments, ou des pièces de musées dans lesquelles vous avez claqué tout votre argent de poche étant gamin. J’aurai pu vous dire « ben démmerdez-vous les mecs », mais heureusement pour vous les feignasses, la communauté gravitant autour de ce logiciel est déjà à l’origine de centaines de billards électroniques, mis gratuitement à la disposition de tous (certains demandant au plus de s’inscrire sur un forum pour y avoir accès) qui reproduisent des tables mythiques, ou proposent des modèles originaux et uniques créés spécialement pour l’occasion.

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Autant le dire tout de suite : la plupart des créations que l'on trouve sur le net sont bluffantes. Le niveau de qualité de certaines réalisations est tout bonnement superbe, avec des animations personnalisées, des rampes plus délirantes les unes que les autres, et de si nombreux thèmes qu’ils combleront les goûts de chacun (SF, fantasy etc.). Les nostalgiques n’ayant pas peur de fouiller y trouveront aussi leur compte, grâce à des passionnés recréant des tableaux devenus des classiques du genre, voire carrément les premières machines ayant été conçues.
Le programme est certes gratuit, mais les plus motivés pourront participer à l’effort commun en faisant un don aux créateurs, qui continuent à mettre leur bébé à jour et à le doter de nouvelles fonctionnalités. En toute honnêteté, il est clairement au niveau d’une production professionnelle qui demanderait à être achetée, et la quantité de machines désormais disponibles sur le site de l’éditeur, ou sur les forums d’utilisateurs, est étourdissante. C’est simple : pour qui aime le flipper, il est quasiment impossible de se lasser, puisque l’on peut changer à loisir de style et de tableau dès qu’on le souhaite. Le bémol vient peut être de cette profusion, puisque l’on se retrouve rapidement à sauter d’un engin à l’autre sans vraiment en profiter. Une solution simple à cela : limiter soi-même le nombre de bécanes que l’on installe. De même, tout ce qui touche aux domaines graphiques et/ou sonores diffère grandement d’une création à une autre, dépendant exclusivement ou presque du travail fourni par les usagers concepteurs.

Un logiciel permettant aux plus passionnés de créer leurs propres machines, des centaines de modèles préexistant en libre accès, avec un moteur physique de qualité se rapprochant autant que faire se peut des réactions d’un véritable flipper, le tout pour pas un rond. Vous attendez quoi pour jeter un œil dessus ?

PS: Après le démarrage du programme, pressez F4 pour accéder au lanceur de table, vous permettant de charger celle que vous désirez. Les fichiers *.fpt des modèles téléchargés se placent dans le répertoire "Tables" de Future Pinball, et les *.flp dans "Librairies". 

Exposition à voir : La momie aux Amulettes

Si par hasard, ou non, vos pas vous entraînent à Vesontio (Besançon) ne manquez pas d'aller à l'exposition La Momie aux Amulettes au musée des Beaux-Arts dont les bannières accrochées sur la devanture du bâtiment ont été spécialement redessinées pour l'occasion.

A l'époque Napoléonienne, si vous souhaitiez être dans le mouv', il était important de s'y connaître en égyptologie, et si de plus vous possédiez quelques objets pillés dans une tombe du plateau de Gizeh, alors vous faisiez carrément parti du gratin. C'est le cas d'un aristocrate qui, suivant une cantatrice faisant un récital à Besançon, à emporter avec lui deux momies, probablement pour les faire expertiser dans cette même ville. Toujours est il que l'homme y est mort et que lorsque ses héritiers vinrent réclamer les deux tombeaux, le musée des Beaux-Arts a eu la bonne idée de réclamer des frais de gestion assez importants. Les hiéroglyphes présents sur les sarcophages ont été traduits par Monsieur Champollion en personne, et ces momies ainsi que quelques autres objets de l'Egypte antique siègent encore aujourd'hui dans le musée.

Ces momies ont récemment relevé l'intérêt scientifique de Samuel Mérigaud, un doctorant en radiologie, qui pour sa thèse à réaliser un scanner des momies Séramon et Ankhpakhered. Il a ainsi obtenu des images 3D assez spectaculaires des deux corps, depuis leur enveloppe de bandelettes, jusqu'à leurs os. La haute résolution de ces images (jusqu'à 0,6 mm si mes souvenirs sont bons) a permis l'identification précise d'amulettes présentes à l'intérieur des momies. Ces objets ont d'ailleurs pu être reproduits grâce à une imprimante 3D de haute résolution et font partis de l'exposition.

La visite se compose d'une gigantesque fresque retraçant l'histoire de l'Egypte antique et de ses rites funéraires, de différents médias - "making of", documentaire sur la momification, projection au dessus des sarcophages des images 3D des momies, et images 3D des amulettes à manipuler via un trackball - de prêts provenant du Louvre, et bien sur des objets Egyptiens que comprenait auparavant le musée. Ajoutez à cela une animatrice tout à fait charmante pour vous faire la visite, et vous serez forcément ravis. Bien sur le reste du musée, tout aussi intéressant, reste accessible.

Cette exposition est encore visible jusqu'au 12 janvier 2009. Pour plus d'informations rendez vous sur ce site.

Wizzgo

Ecrire un billet de temps en temps ça fait du bien, alors je me suis permis une pause dans la conception du thème destiné à ce site, afin de vous faire découvrir un petit utilitaire internet bien utile. J'avais dans un premier temps, pensé vous exprimer tout mon désarrois face à la réforme de la télévision publique proposée par notre petit dictateur en culotte courte. Finalement je me suis dis que ça donnerai une allure de conversation de bistrot à ce billet, alors j'ai préféré vous parler d'autre chose, mais toujours en rapport avec la télévision.



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Gems, j’adore

Grosse pensée amicale à tous ceux qui pensaient prendre leur caisse pendant la période estivale pour participer au réchauffement planétaire, ou accessoirement poser leurs chiards en bord de plage afin qu’ils s’étouffent avec un oursin. Ben ouais quoi, avec un carburant dont le prix va bientôt battre celui de l’uranium sur le marché noir, va falloir travailler BEAUCOUP plus pour gagner à peine plus, que l’on claquera avec bien plus de plaisir dans moins d’essence. Difficile donc de relever le pari de mon voisin Roger, qui proposait à tout le quartier de laisser tourner nos voitures 24 heures sur 24 histoire de se débarrasser des ours polaires et de s’assurer un climat équivalent à celui du Maroc toute l’année. Heureusement pour vous, je vous propose encore une fois d’économiser sur votre budget vidéoludique, et ce bien plus que ce que vous propose Toxic sur son blog, puisque lui suppose que vous ayez un minimum de pognon à la base, grâce à un nouveau freeware que je vous propose aujourd’hui : Gems.

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Amusant de se dire qu’on va manipuler des gemmes, ces petits trucs représentant une montagne de pognon, alors qu’on n’a pas une tune. C’est ça la magie des jeux gratos, vous autoriser à faire des choses sortant de l’ordinaire, et pour pas un rond. Un peu comme les rêves, sauf qu’ici, on s’en souvient.
Gems est un jeu de réflexion dans lequel vous devez manipuler certains joyaux afin de les éliminer. Le bouzin est loin d’être aussi simple qu’il en a l’air, de nombreux paramètres venant vous compliquer la tâche. A l’instar d’un Atomix par exemple, vos pierres ne peuvent se déplacer qu’en ligne droite, et ne peuvent être stoppée dans leur course que par un obstacle. Va falloir donc utiliser les autres bijoux de la zone, ainsi que leur environnement, pour leur faire atteindre la fameuse gemme verte, celle qui les détruira. A cela s’ajoute d’autres contraintes : des cailloux roses qui sautent au moindre contact, des bombes qui stopperont votre partie si elles venaient à quitter leur rail, des pierres ne pouvant se déplacer qu’un nombre limité de fois etc…

Ne vous inquiétez néanmoins pas : on monte crescendo dans la difficulté. Les premiers puzzles sont d’une facilité déconcertante, au point que l’on se demande si l’on ne va pas le torcher en 5 minutes, mais très vite, va falloir à se triturer la cervelle pour résoudre des passages délicats, pour ne pas dire sacrément casse-couilles.

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Cependant, si vous êtes un autiste de haut niveau traversant les casse-tête comme un couteau chauffé à blanc traverse du beurre, vous serez heureux d’apprendre que Gems est livré avec son éditeur de niveau, vous permettant de donner corps à vos pires fantasmes et de vous réjouir devant vos amis perdant la raison à cause au puzzle sur lequel vous avez passé ces deux derniers jours, ce pour en faire le plus parfait des problèmes insolubles. Si vous ne vous sentez pas l’âme d’un créateur, mais plutôt celle d’un simple joueur, contentez-vous de récupérer les réalisations d’autres internautes, disponibles ici.
De quoi vous amuser un bon moment, ou occuper vos gamins le temps de multiplier les heures sup’ pour remplir et votre frigo, et votre réservoir d’essence, voire peut être partir en vacance. Pensez-y, face aux 70€ que représente l’achat d’un exemplaire de GTA IV, la gratuité d’un Gems est d’une valeur inestimable, et ce n’est pas notre Ministre de l’Economie, Madame Christine « S'ils n'ont pas de pain, qu'ils mangent de la brioche » Lagarde, qui me contredira.

PS : Pour une raison qui m’échappe, Gems m’affiche un message d’erreur au lancement. Pas de panique, il suffit de cliquer à répétition sur « ignore » pour franchir cette étape quelque peu buggée et parvenir au menu principal.

Y’en a marre des pauvres

Avec un pseudonyme pareil, on pourrait penser que Toxic est l’un de ces fans décérébrés de Britney Spears, tombé sous le charme de la chanteuse après le clip du même nom, ou suite à sa photo sans culotte, allez savoir. Mais non, dans la réalité, ce jeune homme n’est absolument pas un groupie (quoique j’en sais rien en fait) de la jeune chanteuse alcoolique, droguée, dépravée et dépressive, pour une raison simple : elle est pleine de pognon. Or, Toxic n’aime pas ça l’argent, ça se sent dès les premières lignes de son blog.
Quand je dis qu’il n’aime pas ça, n’imaginez pas qu’il rejette toute forme de propriété comme nos amis chinois il y a de cela quelques années. On a plutôt l’impression qu’il n’en a pas beaucoup. Là encore, j’extrapole, parce qu’il est probable qu’il soit plein aux as et qu’il préfère le taire, rapport au Fisc tout ça, mais qu’à l’image d’un Rockefeller, il fasse œuvre de charité en pensant à ses concitoyens aux poches percées. Comment aider les pauvres à travers un blog, autrement qu’en leur conseillant de fouiller dans les poubelles pour s’habiller et se nourrir vous demandez-vous ? Simplement en proposant des jeux à pas cher, trouvables dans la plupart des solderies ou des sites Internet, et en les testant avec amour pour vous, histoire d’éviter que vous ne gaspilliez la moitié de votre RMI dans une bouse. Le tout avec talent, le monsieur ayant même été publié dans Canard PC. C’est dire la richesse de son langage, la finesse de ses écrits, son style emprunté à Chateaubriand, en deux mots, la pointure du type.

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Si vous êtes pauvre, mais pas assez pour vous contenter des freewares que je vous propose régulièrement, ou trop radins pour offrir à vos enfants des jeux vidéo dignes de ce nom, n’hésitez pas lui rendre visite sur son Toxic Affaires, où il décrypte ce qui se cache derrière les jaquettes horribles des éditions budgets, et recherchera pour vous les obscurs titres russo-polonais qui se terrent au fond des bacs dans les supermarchés.
Un blog utile pour les radins et pour les prolos voulant montrer à leurs camarades qu’ils ont quand même les moyens de jouer, à l’image des riches et des chômeurs.

Un distributeur de gel douche original

Voici donc la tant attendue réponse à la dernière édition de l'image mystère. Il s'agissait d'un bête distributeur de gel douche en forme de poitrine (comment n'y avez vous pas pensé ?). Cet objet est donc effectivement destiné aux pervers, autrement appelés gens biens. On remarquera que les limitations techniques ont eu raison de la reproduction fidèle puisque le gel ne s'écoule pas des tétons (intéressant non ?). Il n'est pas non plus précisé si un des deux seins peut contenir le gel douche tandis que l'autre contiendrait du shampoing. Enfin si vous souhaitez toucher ces cornes d'abondance en détergeant, sachez que vous pouvez les acheter ici pour la modique somme de 14,90 £ (je me doutais bien qu'il s'agissait d'une invention anglaise), ou vous pouvez tout aussi bien tâter un sein au hasard dans la rue et vous enfuir en courant, c'est ce qui s'appelle filer à la Japonaise ...

Robin participe au concours J'aime Me Lâcher !

Salut, je suis Robin, un jeune étudiant -fou- en audiovisuel option son. Je passe mes temps libres à faire de la photo, de la musique, ou des petites vidéos entre amis.

Voici une petite vidéo réalisée dans le cadre du concours J’aime Me Lâcher organisé par le collectif The Sigman avec la collaboration de Sony Ericson et le chanteur Julien Doré. Le but est de se faire filmer en train de chanter la chanson Les Limites de Julien Doré dans la rue, ou dans n'importe quel autre lieu public où il y a suffisamment de monde, et faire son show. J’y ai mis pour ma part le meilleur de ma folie, et certaines personnes ont pris peur, mais je les comprend.

Cette vidéo a été réalisée avec le groupe Ltivi (Mathieu et Jimmy) à l'aide de deux caméras.

I will survive

Je ne sais pas pour vous, mais contrairement aux années 90, je n’ai plus honte de dire que je joue aux jeux vidéo. D’un côté, c’est devenu fashion avec la Nintendo DS et ses titres « Apprendre à cuisiner », « Le tricot interactif », « Le Kama Sutra expliqué aux quinquagénaires », ou grâce au côté aimant à meufs et bobos de la Wii, mais d’un autre, il apparaît de plus en plus que nous autres joueurs sommes en passe de devenir la prochaine évolution de l’humanité. Un peu comme les X-Men ou le type qui joue dans La Sentinelle, il semblerait que notre acuité visuelle soit plus efficace, tout comme nos réflexes, que nous soyons plus détendu que nos concitoyens, que notre loisir permette aux chirurgien de s'échauffer avant une intervention, et que nous serions bien plus malins que les fans de tuning ou de tecktonik. Incroyable n’est-il pas ? Encore quelques années, et on pourra balancer des lasers avec nos yeux, ou aller bosser par téléportation (voire plus bosser du tout). En attendant, si vous voulez parfaire votre patience et vos temps de réaction pour moins cher qu’une partie d’Audiosurf en Ninja Mono sur la discographie de Nekromantix, penchez-vous un instant sur Self Destruct une méthode infaillible pour s’arracher les cheveux.

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Ne vous cassez pas la tête avec ces histoires de scénarii tout ça. Pas de planète à sauver, d’invasion à stopper, de princesse à sauter, ici, le seul et unique enjeu, c’est le challenge. Pour vaincre l’ordinateur, vous n’aurez d’autre tâche que de survivre aux vagues d’ennemis qu’il va lancer non stop sur votre gueule. Le but étant de passer au travers en en dégommant un max d’adversaires, afin de faire le plus gros score et de gonfler votre ego en apparaissant dans les highscores (avec mise à jour en ligne) affiché dans le menu principal.
Faut pas s'attendre à trouver une jolie démo technologique à la manière de Flipside of the Divine, ou un truc totalement barré comme Ad Nauseam 2. Ici, on donne dans le old school le plus total, avec ses grosses sprites mignonnes comme tout, son background en 2D nous donnant une incroyable sensation de vitesse et ses vilains tentant de nous noyer sous les projectiles comme dans les pires shoot produits par Capcom.

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Personnellement, je n’arrive même pas à franchir la centième vague tant la difficulté devient rapidement surhumaine, même pour un amoureux des shoot comme moi. Pour vous aider, vous pourrez chopper des bonus, améliorant votre gun (attention, ces améliorations sont limitées dans leur utilisation, abusez-en et vous reviendrez à l’arme de base), régénérant votre bouclier (qui fond comme neige au soleil) ou rechargeant votre bombe (une seule transportée à la fois). Cependant, la vitesse affolante empêche tout être humain normalement constitué de gérer et ce qui apparaît à l’écran et les différents niveaux de votre engin. C’est évidemment voulu, poussant plus loin la confusion et justifiant du développement de réflexes de chat et d'un ou deux yeux supplémentaires.
M’enfin, soyons honnête : je ne connais encore personne ayant atteint la 250ème vague, comme personne n’a jamais trouvé d’informations dignes de ce nom dans le journal de Jean-Pierre Pernaut. Reste que ceux qui y parviendront représenteront probablement la prochaine étape de l’humanité, celle étant capable de s’affranchir des limites du temps et de l’espace, à l’image de Keanu Reeves dans Matrix, la classe et les suites chiantes en moins.

Nausées Matinales

Les anorexiques possèdent ce pouvoir fabuleux que leur envient les gens se réveillant les lendemains de cuite, celui de se faire vomir sur quasi-demande. Ben ouais quoi, ç’a pas l’air comme ça, mais s’enfoncer quelque chose au fond de la gorge pour arriver à gerber le trop plein d’alcool de notre estomac est une chose difficile, tant physiquement que psychologiquement. Personnellement, je n’y suis jamais parvenu, et devais me résoudre à prendre des trucs dont on se servait dans les hopitaux pour déssouler les poivrots. Même si aujourd’hui la bibine ne fait plus parti de ma vie, de nombreuses personnes trop fêtardes cherchent toujours un moyen facile de se purger un coup, histoire de commencer la journée du bon pied. Eh bien, messieurs et mesdames, réjouissez-vous car Cactus propose une solution originale à ce dilemme avec son jeu Ad Nauseam 2.

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Pour les latinophobes et les ignorants, ce terme qui vous semble barbare et inutile pour qui ne vivrait pas au Vatican désigne une chose se répétant au point d’en donner la nausée (« Jusqu’à la nausée »), à l’image des reportages sur le pouvoir d’achat et du JT de 13h sur TF1 par exemple. Bref, un titre à la fois original et curieux, tant il est inhabituel de voir quelqu’un se vantant de réaliser un jeu filant la gerbe. Half Life² avait tenté l'expérience à un moment, mais ils se sont empressés de corriger ça, pour dire si ce type de réaction n’est pas vraiment plébiscité par les joueurs..
Le mystère se dissipe une fois Ad Nauseam 2 lancé pour la première fois, moment où l’on comprend ce que voulait dire Cactus quand il a choisi le nom de son bébé. Face à nous un shoot aux graphismes et à l’ambiance totalement à l’ouest, offrant 3 environnement différents : dessins enfantins, univers en ASCII et trip à la limite de la pornographie et de l’urophilie. Ce dernier monde, où l’on affronte des femmes géantes lançant des choses bizarres sortant de parties obscures de leur anatomie, risque d’ailleurs de choquer les puritains qui nous lisent, les militants de Famille de France et toutes les personnes plaçant le sexe dans la grande famille des activités à interdire et méritant le bûcher (bien entendu, ça va en attirer d’autres).

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M’enfin, si graphiquement c’est zarb, c’est dans ses effets que Ad Nauseam 2 devient trippant : l’écran se brouille, tremble, est secoué dans tous les sens, le tout sur une zik technoïde nous maintenant la tête enfoncé dans ce bain psychédélique. Hors de question de jouer sans cette dernière, ou c’est tout un pan de l’expérience qui vous échapperait alors. Il est assez difficile de décrire (et encore plus de les saisir sur des screens) les impressions que font naître ces enchaînements, étrange mélange entre mal de crâne, yeux explosés, curiosité et plaisir pur.
Le gameplay est lui-même un composant important de ce vomitif : à l’image d’un shoot classique, vous vous déplacez avec les flèches, et utilisez la touche Z pour tirer, X pour « l’attaque spéciale ». Cette dernière n’est pas une bombe ou un tir de la mort qui tue, juste une « onde de choc » qui va se charger de dévier les projectiles que vous balancent les ennemis (un tir alternatif est dispo en pressant Z et X en même temps). Ca peut paraître accessoire, mais la maîtrise de ce mode de défense est impérative pour qui veut atteindre la fin du jeu (qui ne doit pas durer plus de 5 minutes au total). Les ennemis arrivant aléatoirement par vagues de deux, on est plus proche du Boss Game que du shoot pur et dur, chacun possédant une forme d’attaque particulière (certains utiliseront des bras extensibles, d’autres exploseront en balançant des tonnes de débris etc.). Pour améliorer votre puissance de feu, récupérez les petits + que lâchent de temps à autres les vilains (choppez en 4 pour monter d’un niveau) et évitez les – qui rétrograderont vos canons à un calibre inférieur.

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Ad Nauseam 2 est complètement barré. C’est limite la même chose que de s’envoyer une dose de LSD avant de se mettre devant Parodius : le jeu est complètement à l’ouest, avec une ambiance sous amphétamines qui va crescendo, et l’on fini par affronter des femmes à poils propulsant des pilules et des seringues par des endroits que l’on imaginait pas du tout conçu pour. C’est pile poil la solution aux jours de gueule de bois pour se remettre promptement, ou l’activité devant laquelle placer votre grand père richissime et épileptique si vous souhaitez hériter sans attendre. Ca ne dure qu’une poignée de minutes, mais c’est exactement ce qu’il faut pour l’apprécier. C’est bizarre, hypnotique, court, mais marrant. Plus long, il aurait tenu du calvaire pour quiconque aurait tenté d’en voir la fin. Non, il est parfait comme il est : 5 minutes pour convaincre n’importe quel môme de la planète en quoi il est primordial de ne jamais toucher à la drogue. Et contrairement à ces dernières, c’est parfaitement légal et gratos, même si l’overdose risque d’arriver beaucoup plus vite.

PS : Même si certains auront tendance à penser que je m’alarme pour un rien, y’a vraiment des images et des situations oscillant entre l’érotisme et la pornographie à la fin, donc, ne laissez pas ce jeu entre toutes les mains. Mieux vaut prévenir que guérir, et ça me permet d’utiliser des mots qui vont nous ramener les « égarés » des moteurs de recherche. Du chiffre, toujours du chiffre, c'est ce que Jibé nous demande après tout.

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Produit alimentaire du mardi (12)

Allez zou, je suis reparti pour un tour ! Je publie le mercredi mais au moins la reprise de la rubrique est effectuée. J'ai un tout petit peu de temps devant moi et dans ma grande mansuétude, je le mets à disposition de nos lecteurs ! Aujourd'hui, je traite de produits qu'on trouve au rayon "Produits laitiers/Yaourts/Desserts", à savoir Le petit clafoutis aux cerises de La Laitière et le Yaourt Gourmand Mamie Nova Chocolat Blanc Cointreau. Ca fait un petit dessert sympa pour la fin du repas et vous vous cassez pas trop la tête à le faire.

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Exposition à voir : La momie aux Amulettes

Si par hasard, ou non, vos pas vous entraînent à Vesontio (Besançon) ne manquez pas d'aller à l'exposition La Momie aux Amulettes au musée des Beaux-Arts dont les bannières accrochées sur la devanture du bâtiment ont été spécialement redessinées pour l'occasion.

A l'époque Napoléonienne, si vous souhaitiez être dans le mouv', il était important de s'y connaître en égyptologie, et si de plus vous possédiez quelques objets pillés dans une tombe du plateau de Gizeh, alors vous faisiez carrément parti du gratin. C'est le cas d'un aristocrate qui, suivant une cantatrice faisant un récital à Besançon, à emporter avec lui deux momies, probablement pour les faire expertiser dans cette même ville. Toujours est il que l'homme y est mort et que lorsque ses héritiers vinrent réclamer les deux tombeaux, le musée des Beaux-Arts a eu la bonne idée de réclamer des frais de gestion assez importants. Les hiéroglyphes présents sur les sarcophages ont été traduits par Monsieur Champollion en personne, et ces momies ainsi que quelques autres objets de l'Egypte antique siègent encore aujourd'hui dans le musée.

Ces momies ont récemment relevé l'intérêt scientifique de Samuel Mérigaud, un doctorant en radiologie, qui pour sa thèse à réaliser un scanner des momies Séramon et Ankhpakhered. Il a ainsi obtenu des images 3D assez spectaculaires des deux corps, depuis leur enveloppe de bandelettes, jusqu'à leurs os. La haute résolution de ces images (jusqu'à 0,6 mm si mes souvenirs sont bons) a permis l'identification précise d'amulettes présentes à l'intérieur des momies. Ces objets ont d'ailleurs pu être reproduits grâce à une imprimante 3D de haute résolution et font partis de l'exposition.

La visite se compose d'une gigantesque fresque retraçant l'histoire de l'Egypte antique et de ses rites funéraires, de différents médias - "making of", documentaire sur la momification, projection au dessus des sarcophages des images 3D des momies, et images 3D des amulettes à manipuler via un trackball - de prêts provenant du Louvre, et bien sur des objets Egyptiens que comprenait auparavant le musée. Ajoutez à cela une animatrice tout à fait charmante pour vous faire la visite, et vous serez forcément ravis. Bien sur le reste du musée, tout aussi intéressant, reste accessible.

Cette exposition est encore visible jusqu'au 12 janvier 2009. Pour plus d'informations rendez vous sur ce site.

Stunt Pilot

En cette période estivale qui s'annonce voici un jeu qui donne un petit air de vacance, avec ses palmiers plantés sur une plage de sable fin et la mer  bleu cyan au loin. Il s'agit d'un petit jeu d'avion comparable à ce que vous avez déjà pu rencontrer dans les Jeux du Lundi, dans lequel il faut passer à l'intérieur de cerceaux à la manière de GTA San Andreas, pour ceux qui n'ont pas la chance de s'amuser au dernier opus sur ces vilaines consoles (voyelle. Je sais elle est nulle, mais elle m'est venue tout en écrivant, je ne pouvais pas vous en priver). Enfin c'est joli, amusant quelques secondes mais ça manque cruellement d'ennemis ou de filles en bikinis, comme vous voulez. La semaine prochaine, j'aurais sûrement un jeu plus palpitant à vous proposer.

Image Mystère : 41ième édition

Pour rester dans les trucs "trash". Dans la même optique que Ceci n'est pas une pipe. Bon appétit bien fur !

Y’en a marre des pauvres

Avec un pseudonyme pareil, on pourrait penser que Toxic est l’un de ces fans décérébrés de Britney Spears, tombé sous le charme de la chanteuse après le clip du même nom, ou suite à sa photo sans culotte, allez savoir. Mais non, dans la réalité, ce jeune homme n’est absolument pas un groupie (quoique j’en sais rien en fait) de la jeune chanteuse alcoolique, droguée, dépravée et dépressive, pour une raison simple : elle est pleine de pognon. Or, Toxic n’aime pas ça l’argent, ça se sent dès les premières lignes de son blog.
Quand je dis qu’il n’aime pas ça, n’imaginez pas qu’il rejette toute forme de propriété comme nos amis chinois il y a de cela quelques années. On a plutôt l’impression qu’il n’en a pas beaucoup. Là encore, j’extrapole, parce qu’il est probable qu’il soit plein aux as et qu’il préfère le taire, rapport au Fisc tout ça, mais qu’à l’image d’un Rockefeller, il fasse œuvre de charité en pensant à ses concitoyens aux poches percées. Comment aider les pauvres à travers un blog, autrement qu’en leur conseillant de fouiller dans les poubelles pour s’habiller et se nourrir vous demandez-vous ? Simplement en proposant des jeux à pas cher, trouvables dans la plupart des solderies ou des sites Internet, et en les testant avec amour pour vous, histoire d’éviter que vous ne gaspilliez la moitié de votre RMI dans une bouse. Le tout avec talent, le monsieur ayant même été publié dans Canard PC. C’est dire la richesse de son langage, la finesse de ses écrits, son style emprunté à Chateaubriand, en deux mots, la pointure du type.

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Si vous êtes pauvre, mais pas assez pour vous contenter des freewares que je vous propose régulièrement, ou trop radins pour offrir à vos enfants des jeux vidéo dignes de ce nom, n’hésitez pas lui rendre visite sur son Toxic Affaires, où il décrypte ce qui se cache derrière les jaquettes horribles des éditions budgets, et recherchera pour vous les obscurs titres russo-polonais qui se terrent au fond des bacs dans les supermarchés.
Un blog utile pour les radins et pour les prolos voulant montrer à leurs camarades qu’ils ont quand même les moyens de jouer, à l’image des riches et des chômeurs.

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